jeudi 30 avril 2015

Vegan et écolo ?

Il va falloir que les gens à la fois vegan et ecolo m'expliquent une chose.
Comment vous habillez vous ?


Exit laine, soie, cuir, fourrure, car issus d'animaux.

Exit le coton et autres matières trop polluantes.

Exit les matières synthétiques.

Exit la mauvaise et moyenne qualité (même si peu cher) pour éviter le gaspillage.


Il vous reste quoi au juste ?...
(Sans parler qu'evidemment il faut éviter tout ce qui est fabriqué en Asie orientale...)

dimanche 26 avril 2015

Survivre

Un rouleau compresseur derrière moi. Il avance, avance, inexorablement. Devant moi, pas de précipice. Juste...un monde gris.


Demain, c'est la rentrée.

Une journée à se sentir happée par fenêtres et porte tout en étant clouée sur une chaise.
Une journée à s'abrutir de connaissances, s'ajoutant au monticule de plus en plus élevé et ingerable des choses à retenir sous peine de rater mon bac.
Une journée pendant laquelle mon plus grand réconfort se trouve dans les bras et sur les lèvres de mon amour, réconfort partiellement gâché par des égoïstes qui nous entourent.
Une journée qui entrave des chaînes du travail, du stress et du manque de temps ma créativité.
Une journée à sentir tous ces regards qui jugent, à sentir ces vibrations négatives qui écrasent et essayent d'enfermer dans un carcan solide.
Une journée de stress, parce que je suis handicapée sociale, parce que je n'arrive pas à gérer la tonne de travail que je dois en théorie effectuer, parce que tout m'empêche d'exister.
Une journée d'épuisement tant mental qu'affectif et physique.

Une journée précédent les nombreuses prochaines autres similaires.
Dans deux mois c'est fini. Je vais tenir.


Alors je m'accroche à tout ce qui vaut la peine d'être vécue dans cette journée.

Le lever de soleil.
Les minutes matinales avec mes amis que, même si je crois qu'ils commencent à me détester, me rendent heureuse et comble une petite fraction du manque d'eux de mon cœur.
Le moment où enfin l'image de mon amour s'imprime sur mes rétines, où nos corps s'étreignent, où nos lèvres se joignent, où mon cœur se dilate, où notre bonjour exprime une tendresse et une bienveillance infinie. Je l'aime.
La philosophie qui me donne la motivation suffisante pour aller en cours avec un peu d'envie chaque matin, la philosophie qui me passionne et me sauve, et cette professeure humaine.
L'éventuel capuccino. Sucre café lait café cacao. Owi.
Le prof d'anglais qui m'appelle Jo, qui fait de son heure la seule heure de la journée à durer 10 minutes, et qui parle anglais. Et chacun sait que quand tout va mal il reste l'Art, l'Amour et l'Anglais.
L'heure avec mon amour, peut être avec le piano aussi.
Les coups sur mon surdo et les pensées qui se vident dans ce gros fût.
Et le sommeil.


Mine de rien, ça fait du bien d'énoncer tout ça.


Et toi ? Pour quoi ton lendemain mérite d'être vécu ?
Passe une bonne journée et ressens la joie.

mardi 21 avril 2015

Conduite, bibliothèque et relations sociales

15h. Fin de mon premier cours de conduite. Après avoir tourné en rond sur un parking où une mère avait cru opportun d'emmener sa fillette faire du roller, roulé au milieu de la chaussée, et calé à 5 mètres de la ligne de stop en tentant de synchroniser mes pieds sur les pédales pour immobiliser ce véhicule infernal, je sors enfin de l'habitacle. Mon dos, mes fesses et mes mains sont moites d'un mélange peu subtil de stress et de chaleur étouffante. J'articule avec peine un ''au revoir'' haché à ma monitrice. Et enfin, je respire.

Mes pas me portent, m'emportent même, pressants, vers un refuge qui me promet détente et joie profonde d'être dans un lieu qui me correspond : j'ai nommé la bibliothèque.

Enfin je passe la porte et pénètre dans cette antre bien-aimée. Il y a beaucoup de monde, mais je passe outre, naviguant entre les rayons, à la recherche de la fille du papillon.

Soudain, une fille de mon âge apparait à mes côtés. Elle me dit bonjour, me fais la bise, et je l'imite tandis que mon crâne semble se remplir de ouate enduite de gaz soporifique. Qui est cette fille pourquoi me parle t elle laissez moi seule ne panique pas trop tard. Je prétexte être encore sous le coup du stress de la conduite et me détourne vers les rayonnages. Tout à coup, dénicher ce DVD devient d'une importance capitale et très urgent. Je ne peux me permettre de parasiter ma mission par une discussion avant de pouvoir brandir mon butin.

Ça y est, elle est partie. Je m'accroupis au sol, aggripant les étagères de livres aussi fort qu'un noyé se raccrocherait à sa bouée de sauvetage. De grandes bouffée d'air tentent d'apaiser ma respiration erratique. Dans ce genre de moment, je me maudis de manquer de prévoyance en laissant giser ma chère ventoline dans ma chambre. Je regrette aussi qu'il ne soit pas inscrit ''phobique sociale, ne pas déranger'' en rouge éblouissant clignotant sur mon front. Enfin je rêve de pouvoir m'enterrer six pieds sous terre.

Et en plus, la fille du papillon est introuvable.

Je me redresse mais impossible de reprendre contenance. Quand je m'adresse à la bibliothécaire, ma voix peine à dépasser ma gorge et en sort aussi brusquement qu'un sanglot étouffé.

En désespoir de cause, je pars. Je fuis mon refuge. Je voudrais courir me mettre à l'abri dans les bras de celui que j'aime... Malgré tout, il me reste 15min de marche en panique à affronter avant de regagner la sécurité de ma chambre.
15min extrêmement longues.



J'ai honte.

dimanche 19 avril 2015

Ferme ta gueule et sois heureuse

Il y a des tas de gens qui vont mal. Plein de dépressifs, plein de suicidaire, plein d'être humains qui se sentent mal. Parce qu'il leur arrive des crasses et qu'ils détestent le monde, parce qu'ils ont un cruel manque d'amour de soi et se détestent eux mêmes, parfois ou souvent les deux à la fois.


Je connais des gens qui vont mal. Il y en a plusieurs qui évacuent leur mal être sur la blogosphère.
Et à chaque fois, ils ont tous des putains de raisons de le faire.

Ça peut être n'importe quoi.
Une maladie, un handicap.
Des difficultés financières.
Un manque d'amour, un vide affectif.
Une perte, un décès, un abandon.
Des troubles en tous genres.
Un passé douloureux.


Et vient le moment où irrémédiablement je regarde mon nombril.
J'ai eu l'enfance la plus heureuse qui soit.
J'ai des parents géniaux.
J'arrive à ne pas me noyer au lycée tout en ayant une vie sociale et énormément d'activités extra scolaire.
J'ai toujours été aimée en retour quand je tombais amoureuse.
J'ai le copain le plus attentionné qui soit, il est parfait.

Je n'ai pas le droit au malheur.
Et cette phrase tourne en boucle dans mon esprit à chaque fois que je pleure et détruit aussi sûrement que de puissants coups de poings mon moral et mon estime de moi.

samedi 18 avril 2015

Saturation

Être devant ses cours de philo et ne plus rien y comprendre.
Être devant son clavier mais incapable de rédiger quoi que ce soit pour son dossier en droit. Détester le droit.
Être stylo en main mais ne pas réussir à trier les informations à écrire ou non sur cette foutue fiche.
Être même incapable de faire quoi que ce soit ou penser quoi que ce soit. Et pourtant perdre sa journée à essayer en vain.


Et désespérément, penser au nombre de jours de vacances qu'il me reste pour travailler, voir sa fin se rapprocher inexorablement, voir la masse de travail qu'il aurait fallu abattre et qui ne pourra jamais être abattue à ce rythme.


Voilà ce qui me pompe mon temps, ma créativité, mon amabilité, ma sérénité, mon bonheur.


J'ai mal au crâne, le coeur serré, envie de pleurer, je me déteste.

Allez, je m'y remet...

vendredi 17 avril 2015

Le bourdonnement du coeur

Les résultats sont tombés.




L'école de mes rêves restera celle de mes rêves. Qui a dit que les rêves devaient sortir de l'imaginaire ? Pour moi, l'irréel restera roi.


J'ai toujours favorisé l'espoir car l'espoir élève. Je m'interdis le désespoir car la chute est trop dangereuse. Mais le désespoir m'a rattrapé.


À quoi bon travailler à présent que je sais que mon rêve ne se réalisera pas ? Comment me trouver une motivation scolaire que je n'avais déjà qu'avec peine ?



Et ce qui me fais le plus peur, ce n'est pas de penser que je vais rater ma vie. Je ne raterai pas ma vie si je décide de la réussir. Non, le plus dur, ce sera de l'annoncer à mes parents, qui me feront encore bien comprendre À QUEL POINT JE SUIS MÉDIOCRE !





Je voulais faire de ce blog un lieu poétique.
Apparemment, ce sera aussi l'arène où s'affrontent mes démons contre la cosmogonique poésie, là où les tempétueuses vagues de mes émotions déchiquettent ma falaise stable, mon équilibre.




À présent, je vais aller manifester ma gratitude à la vie et sa beauté d'une prière, car rien n'est plus important.

mardi 14 avril 2015

Les carnets

« Le papier, nuit blanche. »
Paul Éluard, dans Les Mains Libres.


J'aime remplir des carnets, collectionner des cahiers, noircir ou décorer le papier. Dans un carnet, il y a toujours une évolution, une cohésion interne. Le début. La fin.


Un carnet c'est comme une improvisation. On met en mots et images ce qu'on a déjà là, en soi. C'est le royaume de la spontanéité la plus décidée.

Une improvisation est un saut en parachute : il est dur de se lancer et il faut soigner l'atterrissage.


Un blog, c'est comme un carnet qui n'aurait pas de fin. C'est un saut en parachute sans destination aucune, pour le simple goût du voyage, se laissant porter de ci de là par le vent.

Mais d'abord, il faut s'élancer.
C'est un cri dans le vide.



« Le vent se lève, il faut tenter de vivre. »
Paul Valéry.

lundi 13 avril 2015

Big Bang

Il y a de cela bien longtemps, on suppose que rien n'était. Puis il y eut quelque chose, qui grandit. Comme une explosion qui ne put résonner dans le vide. Ainsi naquit l'Univers.


Il y a quelques années seulement, un être en devenir devint. Son cri aurait pu résonner, mais cet être vint silencieusement au monde. Ainsi naquis je.


Il y a tout juste quelque minute, un nœud de plus apparut sur une toile immensément riche, tout comme aurait pu apparaître une étoile parmi les galaxies, ou une fillette au sein de l'humanité.

Tu assistes à cette naissance.