samedi 30 mai 2015

Petit homme naquit encore

Je viens d'écrire une histoire. Elle est courte mais complète, et tient à peu près debout dans une cohérence toute relative, telle qu'on peut la ressentir dans un monde onirique. Et je crois que pour la première fois de ma vie, j'aime ce que j'ai écrit. Je ressens de la tendresse envers mon histoire, mes paysages, mes personnages.

Cette histoire je l'ai écrite pour la raconter à mon amour. Je crois que c'est ça, la clé. Il faut que je raconte une histoire. Pas que je l'écrive. Que je la raconte à quelqu'un. Pas que j'écrive dans le vide pour mon seul plaisir comme je le faisais jusqu'ici. Alors seulement ça pourra être beau et touchant.

Je publierais bien le récit ici, mais j'ai peur que tu n'aime pas et me traite de prétentieuse. Mais c'est comme tu veux. Tu décides. Veux tu lire cette histoire ?

Mon Dieu, ca fait tellement de bien d'écrire à nouveau. Écrire vraiment.

lundi 11 mai 2015

L'injustice des sens - round 1

Voir regarder observer fixer scruter visionner contempler dévisager toiser aviser lorgner repérer.

Écouter entendre ouïr.

Sentir respirer humer renifler flairer.

Toucher sentir caresser frotter frapper tapoter palper tâter effleurer frôler.

Goûter savourer déguster.

dimanche 10 mai 2015

La Solitude

La solitude est un sentiment intéressant.

On distingue souvent deux solitudes : celui qui est seul et qui en souffre, et celui qui est solitaire parce qu'il le veut.

Pourtant, les deux ne vont ils pas de paire ?


Je suis solitaire et j'ai peur de la solitude et je ne suis pas la seule (...ironique). Et c'est pour ça que j'en fais un article. Et aussi j'avais envie d'écrire pour rien.

Je suis solitaire car lorsque j'ai moi même pour seule compagnie, de manière temporaire, je ne souffre ni ne m'ennuie. J'aime ne pas être dérangée et pouvoir observer, tranquillement installée en mes rétines, le monde merveilleux qui m'entoure. J'aime me me promener en forêt ou à la plage ou arpenter les rues en solitaire. J'aime faire des jeux qui ne peuvent se faire avec autrui sous peine d'être jugée et de gâcher la joie du moment. J'aime m'enfermer dans une oeuvre d'art (bien que dans ce cas c'est une fausse solitude, mais beaucoup ont l'air de considérer qu'être plongé dans un livre ou avoir des écouteurs aux oreilles relève de la solitude la plus complète), dans mon monde intérieur.

Je suis seule car être solitaire, dans notre société, c'est être ''sauvage'', c'est une source de souffrance, c'est être incompris, c'est un défaut synonyme d'égocentrisme. Je suis seule car malgré tout je m'intéresse aux autres, j'aime passer du temps avec mes amis, et je souffre quand je constate que ce n'est pas réciproque. Je suis seule car je me sens mal quand je marche seule et que je croise des groupes d'amis. Je suis seule car même chez moi j'essaye de pallier à ma solitude en écrivant ce blog ou en discutant avec des gens sur le net (je ne remercierai jamais assez pour l'existence d'Internet). Je suis seule car j'ai désespérément besoin de beaucoup d'attention et d'affection (en donner comme en recevoir), et que j'ai peur d'en manquer, et que j'en ai souvent ressenti le manque.


Et puis dans tout ce fatras, il y a Bat (décidément, je déteste ce pseudonyme). Parce que je peux être solitaire avec lui, sa présence à mes côtés est tellement évidente et naturelle qu'il ne me dérange pas dans ma solitude mais au contraire me permet d'être complètement moi.
Parce que je ne peux plus être seule même quand il n'est pas physiquement avec moi, parce qu'il est toujours là dans un coin de ma tête et de mon coeur (plutôt au milieu, en fait), parce que pour la première fois avec lui je me sens aimée (et il y a une nette différence entre être aimé et se sentir aimé ; là j'ai les deux) et qu'il me comble d'attention et d'amour (encore une fois donné comme reçu), parce qu'il chasse ma peur de la solitude.

Je t'aime. Merci pour tout.





Références de solitaire :
- Dans la bulle d'une fillette pseudo-intelligente, blog écrit par une fille visiblement solitaire et seule.
- Vidéos de Solange te parle, où le thème de la solitude est récurrent.
- ''Je suis la solitaire'', chanson de Keny Arkana.

lundi 4 mai 2015

Bat

J'aime mon amour.

Je...

Cet article n'a aucun sens.


J'ai juste envie de l'écrire. Ça me submerge de partout, tu vois. Est ce que toi, Lecteur, tu es amoureux ? Tu sais ce que c'est de...ressentir...ce... Ce sentiment qui t'emplit tout entier tellement que parfois tu ne peux plus penser à rien d'autre, tu n'existe plus, et tu ES l'amour que tu portes à... à celui que tu aimes ? Tu le ressens, ça ?


Je...
J'ai l'impression - pardon c'est très narcissique - de détenir une vérité rare et difficilement visible... parce que... tous ces gens, qui ne croient plus à l'amour, n'ont jamais cru à l'amour, ou ne l'ont jamais vécu, ou l'ont perdu, ou que sais-je. Ils font comme si ce sentiment n'était qu'un idéal, quelque chose de faux, qu'on ne trouve que dans le genre de livre que lit Madame Bovary et qu'on n'aura jamais. Je veux dire, mon amour et moi sommes en couple depuis juste un peu plus de trois mois, vous me direz tous que c'est peu, je dis moi-même que c'est peu, et même si je suis convaincue que je l'aimerai toujours, très rationnellement et objectivement je ne peux pas et personne ne peux savoir si ça durera. Mais même si ça ne durait pas, ça aura existé. Ça existe. Ça fait trois mois que ça existe. Et merde à la rationalité, ça existera encore.

Vous ne savez pas plus que moi l'avenir de mon couple. Arrêtez de me dire qu'il ne durera pas. Arrêtez de vouloir qu'il ne dure pas. Arrêtez de nous en vouloir parce que nous nous aimons. Arrêtez tout ça.

Je l'aime. Je l'aime vraiment, réellement, infiniment. Tellement. Je l'aime.



Et il parait que c'est mal de glorifier l'amour, tel qu'il peut l'être idéalement dans les fictions mais. Je ne vis pas une fiction. Et je peux vous dire que je n'ai jamais rien ressenti d'aussi grand. D'aussi vrai.

Vrai, c'est le mot. Selon mon cours de philosophie, le sincère n'est pas synonyme du vrai. Avant, quand je disais "je t'aime", j'étais sincère.
Mais maintenant, l'amour que je ressens est vrai. Certain. Nécessaire. Évident. Je ne sais pas comment te faire comprendre.




L'amour que je ressens est vrai. L'amour que je ressens est beau. L'amour que je ressens est bien.



Bat.
Je t'aime.



(J'ai pas trouvé mieux comme pseudonyme, pardon, cher et adorable...Bat.)

dimanche 3 mai 2015

La Joie

Malgré la morosité, le cynisme et la rage qui peuvent parfois, souvent, habiter ce blog, ce défouloir, ce temple d'expression, il faut que vous sachiez que jamais je ne pourrai réellement etre malheureuse, parce que même dans la nuit je suis habitée par la Joie.

On dirait un vocabulaire religieux, me direz vous. Ça s'en rapproche, car c'est la grandeur qui m'influe cette Joie.

Je ressens la Joie lorsque je prie et que je ressens la douce présence de Dieu qui veille sur moi, qui m'aime, qui est en moi ; lorsque ma conscience s'adresse aux étoiles bienveillantes, brisant les limites, baignant dans l'immensité et que le calme se fait brise tiède et diffuse dans mon coeur ; lorsque le sentiment rare de la certitude se manifeste envers l'Amour qu'est Dieu.

Je ressens la Joie lorsque je croise le chemin d'une azalée orange, du vol d'une coccinelle, d'un homme qui me regarde dans les yeux ; lorsqu'une oeuvre d'art m'aspire toute entière, m'inspire le sentiment, m'expire au monde ; lorsque quatre mots alignés sur le papier brillant prennent soudain plus d'importance qu'un génocide.

Je ressens la Joie lorsque je prends mon frère, ma mère ou une amie dans mes bras ; lorsque la voix chaude d'un ami est la musique de mon âme ; lorsque mon amour me comble de chacun de ses gestes, regards, paroles, et que je suis même amoureuse de sa façon de se tenir debout.

Dieu.
Le Beau.
L'Amour.
Les 3 joies de ma vie. Je suis comme l'enfant qui sait encore les percevoir.

Plus que tout, je ne pourrai jamais être entièrement malheureuse car j'ai la Joie inébranlable d'être en vie.